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Le Kintsugi, ou l’art de la résilience.

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Réparer les objets avec de l’or, tel est le credo du Kintsugi, un art japonais ancestral découvert au XVème siècle au Japon. Un moyen de réparation original et esthétique, qui permet de redonner vie aux objets cassés, destinés à la corbeille. Le Kintsugi c’est réparer oui, mais surtout sublimer !

Le Kintsugi, l’art et la manière

Le Kintsugi , qui signifie littéralement jointure à l’or, est apparu au Japon à la fin du XVème siècle, grâce à des artisans japonais chargés par le Shogun Ashikaga Yoshimasa de réparer un bol de thé cassé. Pour ce faire, ils ont décidé de recoller le bol puis de souligner les jointures avec de la poudre d’or. Le Kintsugi était né ! Souligner les failles plutôt que les cacher, épurer les fêlures, voilà à quoi aspirent les adeptes du Kintsugi.

Pour réaliser un Kintsugi, les morceaux de l’objet cassé sont récupérés, nettoyés puis recollés entre eux grâce à une résine spéciale, issue de l’arbre laquier. Une fois recollé, l’objet doit sécher puis être poncé.

Après le ponçage, les fêlures de l’objet sont encore une fois enduites de plusieurs couches de laque, puis recouvertes de poudre d’or. L’objet peut également être saupoudré d’un autre métal, comme le bronze, l’argent ou encore le laiton. La dernière étape consiste à polir l’objet réparé, pour lui redonner tout son éclat !
Le Kintsugi demande donc patience et méthode, puisque le processus de réparation est long et précis, comme tout processus de guérison…

Du Kintsugi à la résilience

Si le Kintsugi est une méthode de réparation très esthétique et créative, cet art est également prisé pour la philosophie et le message qu’il fait passer à ses adeptes.
Réparer, soigner, sublimer, toutes ces étapes peuvent être appliquées aux différentes épreuves de la vie. L’art du Kintsugi évoque une certaine forme de résilience, qui pousse à faire de ses fêlures ses forces, et à se réparer soi-même.
L’art du Kintsugi est donc une sublime requête à l’acceptation de soi. Quelles que soient les blessures physiques ou émotionnelles, acceptons-les, mais surtout, sublimons-les !